L’envers des shows surprises par François Surprise!

8 mars 2017


C’était la deuxième fois l’été dernier que j’allais travailler sur les shows surprises. Ces évènements inattendus qui te font vivre des émotions intenses et qui créent des moments inoubliables.

L’imagination du Festif n’a aucune limite.  C’est entre autres à travers ces spectacles qu’on réussit à dépasser le cadre attendu d’un festival. Les shows surprises c’est un festivalier qui regarde Dumas monté sur un praticable dans un dépanneur en chantant Le bonheur. C’est un jeune homme de Québec et une vieille dame de Baie St-Paul qui se retrouvent ensemble levant la tête vers Kouna au milieu d’un escalier dans une ruelle et qui gueulent les paroles de Labrador.

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Ce sont deux amoureux qui se retrouvent sur le bord de la rivière du Gouffre, entourés d’arbres, en écoutant Mes dépendances de David Marin. Ce sont des enfants qui regardent, en toile de fond, toute la beauté de Baie St-Paul bien assis sur le bord du quai. Le point focal, au centre de tout, Basia Bulat au piano et chante. On verse une larme et on sourit. Ça, c’est Le Festif avec un point d’exclamation!

DUMAS

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J’avoue que j’ai un attachement particulier pour les spectacles dans le dépanneur. Je me suis rappelé toute l’année celui de Louis-Philippe Gingras et son Gatorade orange. Encore cette année, environ 200 personnes faisaient la file sur le trottoir. Seulement 90 personnes bien cordées allaient pouvoir entrer. Anne-Marie Dufour et « C’est dull Gosselin » sont venus faire les portières. Tout va bien se passer.

Dumas monte les marches de l’ancien magasin de souliers (sa loge) et me regarde ben crinqué les cheveux dans les airs. Il me demande si c’est possible de faire deux sets un peu plus courts pour que tout le monde ait son plaisir. On peut dire que c’est un artiste aussi généreux qu’il a de mousse dans les cheveux.

« BACHIA BOULATTE» ?! %*&X#

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Le piano est arrivé au bout du quai et l’accordeur arrivera bientôt. J’appelle Basia Bulat pour m’assurer qu’elle sera au rendez-vous. J’avais aucune idée comment prononcer son nom. Alors, je m’étais dit que j’allais l’appeler BB (ce n’est pas vrai). Au téléphone, Basia m’explique qu’elle n’a pas dormi de la nuit et qu’elle doit absolument manger avant son spectacle et Jay Kearney (notre photographe), lui, tourne autour de moi comme un vautour.

On part elle et moi en gros pick-up vers le quai. Elle me parle à quel point elle aime le Québec et qu’elle aimerait bien qu’on soit un pays indépendant. Il n’en fallait pas plus pour me charmer. En plus, j’ai son numéro de téléphone. Quand on arrive sur place, le quai est plein de monde et Clément se promène avec la minisse libérale. Les gens attendent patiemment autour du piano sur lequel Mara Tremblay avait joué l’année d’avant. C’était au tour de Basia de s’y installer. Un autre moment magique venait d’être créé.

J’PENSE À GASSE 

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Je cours avec un drapeau et un cadre du Festif sur la rue St-Jean Baptiste. On installe la sono de Michel-Olivier Gasse et de Chantal Archambault. Je serre la main à Gasse et j’ai envie de lui chanter : « J’pense à Gasse, dans son appart, les années 70 … ». C’est peut-être pas une bonne idée. Je l’appellerai cette nuit pour lui chanter au téléphone. Je regarde Saratoga jouer Saratoga sur le balcon de la Galerie de l’Harmattan.  Encore Clément qui a pensé à ce tableau. Une merveille. Le walkie talkie griche, mais j’entends juste la voix de Chantal Archambault.

LE DODGE À LAMBERT

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J’avais oublié le show d’Yves Lambert au café de la chocolaterie. J’arrive et les techniciens de son tentent de couvrir la tête des musiciens. Il se met à mouiller. Jérôme (le gars des El pornos) et le fils du maire se retrouvent debout sur la Dodge Caravan d’Yves Lambert à tenir la bâche pendant le spectacle.

DAVID MARIN 

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Je rencontre David Marin pour lui montrer le spot sur le bord de la rivière du Gouffre. Je me dit dans ma tête : « Ben voyons, il est ben sympathique ce gars là. J’aimerais ça être son ami ». De toute façon, j’ai son numéro. J’avais peur qu’il n’y ait pas assez de monde pour venir le voir. Il y a beaucoup trop de trucs à faire durant ce maudit festival. Finalement, c’était beaucoup trop parfait. Il a fallu que j’écoute les anecdotes d’enfance du monsieur à qui appartient le terrain, mais ça a valu la peine.

VERS LA FIN 

Je me retrouve dans la tente Desjardins durant le show de Yan Perreau. Je me bourre la face et je me mets ben chaud. Comme à chaque année, je tombe sur le maire Fortin et je lui confie à quel point je l’admire. Un  moment que j’apprécie beaucoup du Festif, c’est celui où je me retrouve avec Claude alias « La drill » en haut des marches de l’École Thomas-Tremblay. Cette fois, c’était pendant que les jeunes de Half Moon Run mettaient la foule en extase. Chaque année, je prends une photo de la foule vue des airs. Je me rends compte qu’il y a encore plus de monde que l’année d’avant et j’essaie d’imaginer ce que sera l’année prochaine.

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