Le bar au Festif ! : Une donnée aberrante dans un échantillon distribué anormalement.

6 juillet 2016


Échantillons, données aberrantes, distributions de données, voilà des concepts mathématiques qui font remonter à la surface des souvenirs de jours plus pénibles que d’autres. En toute franchise, même si les mathématiques ne m’ont jamais fait peur, ces trois concepts du domaine des probabilités et statistiques n’occupent pas une place de choix dans mon cœur et dans mon quotidien. Toutefois, force est d’admettre que ces notions réussissent à se frayer un chemin dans mon esprit lorsque je constate que nous opérons à une cadence plus soutenue qu’une usine allemande d’obus durant la deuxième guerre mondiale (Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas tyrannique). Certes, le nombre de barils vides en clôture du festival (donnée aberrante) fait toujours son bout de chemin dans l’échantillon anormalement distribué qu’est notre bassin de festivaliers exceptionnels.

C’est à ce moment, après avoir réaliser que nos pompes à bières vont certainement souffrir de surmenage, que mon ami et prédécesseur Jean-Thomas Fortin me dit en se bidonnant : «J’te l’avais dit que c’était fou de-même !». Dans une caboche aussi cartésienne que la mienne, le nombre de barils vides per capita défie toute logique ; non seulement les barils sont vides, mais les bouteilles de vins peuvent être tournées à l’envers et plus rien ne coule. Après avoir été témoin du branle-bas de combat qui se déroule derrière le bar, je pense que mon idole, le seul et l’unique Spock (Leonard Nimoy), trouverait le timing tout à fait approprié pour y aller d’un : «That’s highly illogical!».

Ah et puis, quand on se compare, on se console qu’y disent. Oui, c’est vrai que ça roule à un rythme d’enfer derrière le bar mais lorsque je passe devant la billetterie et que je vois la face de mon amie Gabrielle Bouchard et de ses bénévoles, je me console comme vous n’auriez même pas idée. Ce n’est vraiment pas une tâche facile qu’est la sienne et j’aimerais vous le rappeler afin que vous puissiez, au moment de vous présenter à sa petite boîte de tôle, faire preuve d’un niveau de savoir-vivre digne des us et coutumes de la cour de Versailles. Alors, on prend son mal en patience et on respecte l’étiquette du Roi Soleil je vous prie. On va se le dire, même Spock ne serait pas plus efficace que Gabrielle et son équipe. Ça en dit long je crois (…)

Tiens, j’ai l’goût me lâcher «loose » ! Le moment est venu pour une petite confidence. Entre vous et moi, lorsque la cadence commence à s’accélérer derrière le bar, j’ai parfois l’impression de me retrouver en Isengard avec une épée en mousse et d’entendre la voix profonde de Sylvebarbe lancer un beau grand «Libérez les eaux !». Sauf que dans notre cas de figure, c’est de la bière que l’on libère et non de l’eau. À cet instant que j’ai des frissons pis ça va ben. C’est de-même que je le vis. Y’a pas à dire, le bar de la Scène Desjardins c’est une ruche où la boisson alcoolisée est reine.

Longue vie et prospérité Le Festif ! (V)

Louis Miller, nouveau responsable des bars et fidèle bénévole

PARTAGER: